La ligne et vous

16

RER « A » bicyclette

18042017

C’est le printemps et les beaux jours reviennent! Par une belle journée ensoleillée tout récemment, j’ai eu envie de recommencer à sortir avec mon vélo, comme vous peut-être ? Mais au fait, les vélos ne sont pas toujours autorisés dans nos trains… Alors comment faire ?

Je me suis renseignée pour vous. Voici mes conseils pour optimiser votre mobilité à vélo.

Les vélos dans les trains : autorisés ou pas ?

En heure de pointe, tout simplement parce qu’il n’y a pas suffisamment de place, mais aussi pour des questions de sécurité, les vélos ne sont pas autorisés dans les trains. En effet, dans des RER bondés, les vélos gênent, voire ralentissent, la montée et la descente des voyageurs, ce qui impacte le temps de stationnement en gare (et en heure pointe, chaque seconde compte !).

Pour embarquer votre vélo dans un RER A, il vous faudra respecter les plages horaires suivantes* :

  • Du lundi au vendredi, avant 6h30, entre 9h30 et 16h30 et après 19h30 ;
  • Le samedi, le dimanche et les jours fériés sans restriction.

Vous devez vous installer dans l’une des plateformes signalées à l’aide d’un pictogramme.

Ce peut être l’un de ceux-ci, quoi qu’il en soit, ils sont assez explicites :

 

 

Selon le type de train que vous empruntez, les plateformes pour les vélos sont plus ou moins nombreuses. Dans les nouveaux trains, les MI09, elles sont situées en principe dans la deuxième voiture juste après celle avec la cabine du conducteur, à l’avant et à l’arrière du train. Et dans les MI2N, la plateforme à vélos est également située dans la deuxième voiture mais derrière une seule des deux cabines. Attention néanmoins, la plupart du temps, les RER sont, en fait, composés de 2 éléments MI2N ou MI09 (de deux trains accrochés ensemble) !

Pour récapituler tout cela, je vous ai fait un petit schéma :

 

Enfin, pour accéder aux trains avec vos vélos, le mieux c’est toujours de demander l’accès par le portillon, comme avec une poussette. Inutile de le porter, vous pourriez vous blesser ou même blesser un voisin…

Quoi qu’il en soit et pour des raisons évidentes de sécurité, toute circulation à vélo (et plus largement en skateboard, patinette, roller, mono-roue électrique ou sur tout autre cycle) est strictement interdite dans les gares -notamment sur les quais- et dans les trains, évidemment ! Donc on ne monte pas sur son vélo… Je le précise parce que l’on croise parfois des personnes en trottinette, malgré tout. D’ailleurs, en cas d’accident, vous seriez entièrement tenus pour responsable des accidents dont vous seriez victimes ou que vous causeriez à des tiers.

Notez, enfin, que voyager avec votre vélo, quand c’est autorisé, c’est gratuit !

 

Les espaces Veligo sécurisés : le bon plan pour stationner son vélo en gare

Dans la plupart des gares du RER A, il y a des espaces à l’extérieur prévus pour garer vos bicyclettes. Par exemple, il y en a un certain nombre à Maisons-Laffitte, où il y a manifestement beaucoup d’amateurs de bicyclette, comme on le voit sur ma photo ci-dessous :

 

Pour vous permettre de stationner votre vélo près de la gare, de manière encore plus sécurisée, SNCF et RATP mettent à votre disposition, en partenariat avec le STIF, des espaces Veligo sécurisés, qui sont des parcs de stationnement sécurisés, accessibles 24h/24 et 7j/7 aux 2 roues non motorisés, tandems et vélos électriques.

Sur la ligne du RER A, sont concernées les gares de :

 

 

Ces espaces, pratiques pour laisser votre vélo avant de partir au travail le matin et s’assurer de le retrouver le soir en rentrant, sont des abris vélos fermés, équipés d’un système de vidéo protection.

Attention, pour accéder à cette solution, vous devez être détenteurs d’une carte Navigo valide (toutes Zones, Imagine R ou Solidarité Transport) et souscrire un abonnement directement sur le site web Véligo de la gare qui vous intéresse entre 20€ et 30 € par an.

L’objectif à long terme est d’offrir dans toutes les gares (hors Paris), une solution de stationnement pour les vélos. C’est réellement un besoin, à mon sens, quand on vit en banlieue, non ?

En attendant, si vous souhaitez/devez emmener votre vélo dans le train, je vous conseille de privilégier les vélos pliants, qui une fois dans une housse, sont considérés comme un bagage.

En outre, si vous faites du vélo avec un enfant de moins de 12 ans, n’oubliez pas que depuis le 22 mars 2017, il doit obligatoirement porter un casque à vélo homologué, qu’il soit conducteur ou passager**. Pensez à leur sécurité !

 

 

Du 10 mai au 29 juin et du 6 Septembre au 28 Septembre: faites réparer votre vélo gratuitement en gare de Cergy Saint-Christophe !

SNCF Transilien organise, en partenariat avec l’association d’insertion «Sauvegarde 95», une nouvelle édition des «Ateliers VéloServices». L’objectif de cette opération est de sensibiliser le public à la pratique du vélo en proposant des réparations gratuites (seules les pièces détachées sont payantes) devant deux gares du Val-d’Oise.

Pendant cette période, l’atelier « VéloServices » propose ses 23 ateliers vélos, dans deux gares :

Gare de Cergy Saint-Christophe, rue des Pas Perdus : tous les mercredis du mois, de 15h30 à 18h30.

– Gare de la Frette Montigny (ligne J), Place de la gare : tous les jeudis du mois, de 15h30 à 18h30.

Ces ateliers s’adressent tant aux habitants, qu’aux clients des lignes RER A  et vous  vous permettront :

 – D’apprendre à réparer gratuitement son vélo;

– De louer un vélo, disponible aux Vélostation de Cergy Préfecture et Cergy Haut;

– De tester les vélos pliants ou à assistance électrique et de les réserver;

– De répondre à toutes les questions sur Vélo2, les parcours cyclables, le marquage Bicycode, les éléments de sécurité.

Ils s’inscrivent dans une démarche d’ insertion, dans la mesure où  SNCF Transilien, dans le cadre d’un partenariat avec Chantier Ecole en Île-de-France participe au financement de ce projet qui permet à l’association La Sauvegarde 95 d’employer douze personnes en parcours d’insertion. Participent également au financement : la DIRECCTE Etat, la Région Île-de-France, la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et le Fonds social Européen.

 

Enfin, les 10 mai et 8 juin en gare de Fontenay-sous-Bois, ainsi que les 19 mai et 23 juin  en gare de Neuilly Plaisance, un service itinérant de réparation de vélos sera également mis à votre disposition par la RATP***, dans le cadre de l’opération « Vive le vélo sans souci ! », en partenariat avec Ridy, le spécialiste de la réparation de vélos géolocalisée.

 

*Cependant, en cas de forte affluence en dehors de ces créneaux, les agents peuvent vous refuser l’accès au train.

**Sous peine d’une amende forfaitaire de 135€.

***Ridy sera présent dans la consigne sécurisée pour vélos située sur le parvis de la gare, de 8h à 19h.

 

 

 

À lire également

Escaliers mécaniques : Soyez prudents

Le nettoyage d'un train à Rueil

La propreté : notre train-train !

Laisser un commentaire

Publier un commentaire signifie agréer la charte du blog.
Vous souhaitez contribuer sur un sujet qui n'est pas celui du billet ? Proposez votre sujet à l'auteure.

  • JLD

    Bonjour,
    Comme la plupart des gens travaillent 8h/jour sans compter le moment du déjeuner, personne ne pourra utiliser le RER aux horaires autorisés, sauf à démarrer la journée à 6h30 pour la terminer à 19h30. Et
    Pour cela il faudra payer 20 à 30€ supplémentaires.
    Bravo!!! Belle initiative…

    • Sophie

      Bonjour JLD,

      Il y a effectivement des limites pour utiliser le RER avec son vélo mais tout simplement pour que la place dans les trains soit réservée en priorité aux voyageurs… Si on avait des vélos à l’heure de pointe ce serait vite ingérable.

    • Tiptopdu

      Bonjour,

      Contrairement à ce qui est affirmé plus bas, le vélo aux heures de pointe n’est pas ingérable.

      Il ne l’est que faute de volonté ou de compréhension de la problématique par les décideurs et prestataires de service public.

      La pratique quotidienne de la Deutsche Bahn le prouve : chaque train (et pas seulement les « trains de banlieue »), y est équipé d’un ou deux wagons spécialement conçus : sans sièges, avec des strapontins le long des couloirs, des poignées suspendues et des crochets de suspension.

      Cette façon de faire est un investissement bien plus intéressant que les « Véligo » : elle évite le report vers la voiture et donne un sérieux de coup de pouce aux modes de déplacement durables en favorisant de façon concrète l’intermodalité.

      Quand on veut, on peut, CQFD. 🙂

      • Sophie

        Bonjour,

        Les règles indiquées dans le billet correspondent aux règles existantes. Ensuite, dans la mesure où les modes de transport « doux » sont bien sûr valorisés, nous essayons autant que possible d’en faciliter l’accès dans les transports (SNCF comme RATP).
        Je vous confirme que nos échanges sur le blog me permettent de faire remonter un certain nombre de remarques en interne, pour faire évoluer nos services (quels qu’ils soient, pas uniquement pour les vélos bien sur). Par exemple une signalétique plus simple pour mieux identifier l’emplacement réservé aux vélos est déjà envisagée. Cela dit, cela peut prendre un peu de temps et nécessite un minimum de réflexion (et souvent les crédits associés!). L’idée initiale était d’uniformiser l’accès aux trains pour les MI2N et le MI09, mais cela n’est pas possible pour des raisons techniques: les espaces réservés aux vélos sur le MO09 ne sont pas adaptés sur le MI2N, notamment… Pour la question des horaires, ils pourraient en effet être mieux adaptés aux usages réels des voyageurs-cyclistes en semaine.

  • bgse

    Merci.
    Il faudrait remplacer le terme ‘parfois’ par ‘trop souvent’ à propos des trotinettes.
    Questions :
    Voyager avec le vélo c’est gratuit, ça veut dire qu’il n’y a pas de supplément pour le vélo ou que le cycliste n’a pas besoin de payer ?
    Ces règles sont-elles valable aussi sur les autres lignes de RER ? Et la ligne L ?
    Merci.

    • Sophie

      Bonjour bgse,

      Je vous confirme que c’est le vélo qui est gratuit, le voyageur paye bien son ticket!
      Pour les règles, celles dont je vous parle s’appliquent au RER et à Transilien.

  • Charlotte

    Bonjour, y aura-t-il une certaine tolérance en juillet pour prendre son vélo dans le RER en heure de pointe ? Dû à la fermeture pour travaux, j’aimerai prendre mon vélo, mais j’ai des horaires de travail très conventionnels…
    Merci !

    • Sophie

      Bonjour Charlotte,

      En fait, non, il n’y pas de tolérance particulière en juillet, parce qu’il y a encore beaucoup de monde aux heures de pointes malgré tout…
      Je peux comprendre que prendre votre vélo puisse vous arranger. Peut être qu’une trottinette pliée dans un sac de rangement pourrait vous convenir?
      Bon courage!

      • Charlotte

        Je n’ai malheureusement pas de trottinette …

  • vankram

    Bonjour
    il y a une petite chose que je ne comprends pas: si le vélo est plié et dans sa housse, peut-il être transporté n’importe quel horaire?
    Merci

    • Sophie

      Eh bien, plié, il devient un bagage!

    • Tiptopdu

      Bonjour,

      Oui. Mais il faudra prévoir une 10zn de minutes avant de monter dans le train et une 10zn de + à la sortie pour le pliage/dépliage/mise sous housse/repérage du wagon…. Et hop! 20 mn de trajet en plus…

  • Manusabi

    Bonjour, voyager à vélo contrairement à ce qui est affirmé n’est pas gratuit. Les personnes allant réellement au travail en vélo pourront vous l’assurer. IL est donc dommage que la RATP, entreprise soit disant écologiquement engagée ne fasse pas d’effort pour inciter l’usage de la bicyclette, ni même en faveur de ses salariés… Tout est un frein à l’usage de la bicyclette en région parisienne car rien n’est fait encore réellement pour favoriser ce mode de transport…

    Les plages horaires imposées à la mixité vélo transport en commun usage de la bicyclette ne sont pas compatibles avec cette inter modalité des transports en communs. Pas de complémentarité vélo train possible donc en usage pour les trajets domicile travail…

    l’installation des garages à vélo, leur localisation, leur conception, tout comme les « piste cyclables » se fait de façon désordonnée et non réfléchie. Il n’y a pas de volonté politique d’intégrer le vélo en tant que mode de transport a part entière.

    Il n’est pas difficile de voir que les personnes qui réalisent ce installations ne doivent pas souvent faire du vélo, ou alors jamais en ville…

    • Sophie

      Bonjour Manusabi,

      Je vous confirme qu’il est gratuit de voyager avec son vélo dans le RER. Quant aux plages horaires pour lesquelles le vélo est accepté dans les transports, malheureusement pour le RER à l’heure de pointe au vu de la fréquentation, il n’est tout simplement pas envisageable de faire monter avec son vélo dans les rames.

      Pour tout ce qui concerne la politique de la ville pour intégrer le vélo à nos modes de transport, je ne suis malheureusement pas compétente pour vous répondre. Même si je peux comprendre ce dont vous parlez, ayant grandi en Alsace, il est vrai que c’est un plaisir à Strasbourg de prendre son vélo pour se déplacer. La même chose est plus compliquée à Paris, mais la ville est bien plus vaste et de nombreux aménagements ont été et continuent à être faits en la matière.

  • Cyclomane

    Quelques remarques concernant le transport de vélos non pliés dans les trains.

    Les plages horaires d’interdiction en semaine commencent plus tôt d’après cette page : http://www.ratp.fr/fr/ratp/r_102432/services-velo/
    En dehors de ces plages horaires, les agents ne pouvant être présents partout tout le temps à bord des trains ou sur les quais, il me semble plus réaliste de faire appel au bon sens et au civisme : si le quai ou la plateforme du train qu’on veut emprunter avec un vélo est bondé, on se rend sur une plateforme plus libre si possible, sinon on se retire sur une partie calme du quai et on attend le prochain train !

    Le schéma indiquant les plateformes autorisées pour les vélos me semble incorrect pour le MI09 : je crois qu’elles sont bien sur les 2e et 4e voiture comme sur le schéma, mais aux extrémités de voiture vers le milieu de la rame. Quant aux MI2N, un certain nombre de trains ne présentent aucun logo pour les plateformes à vélo, c’est sur un coup de chance qu’on monte sur la bonne plateforme avec ces trains-là.

    Plus généralement, je trouve parfois difficile de respecter les plateformes dans lesquelles monter avec un vélo ; mes objections pratiques sont :
    – en l’absence de repères sur le quai, il faut avoir le compas dans l’oeil pour se placer presque en face des bonnes plateformes (ça devient même impossible dans certaines gares quand arrive un train long alors qu’un train court était annoncé) ou avoir la chance que le quai soit assez peu fréquenté pour s’y rendre une fois le train arrêté et monter avant le signal de fermeture ;
    – une fois à bord, sur ces plateformes à vélo, le seul endroit permettant de placer un vélo sans qu’il gêne aucunement la circulation des voyageurs est le coin avec une barre horizontale et deux strapontins ; or il arrive fréquemment que ce coin soit déjà utilisé par des passagers assis sur les strapontins ; on ne saurait leur en vouloir, car aucune signalétique ne réserve ce coin à un vélo ; mais alors pourquoi restreindre les vélos à ces seules plateformes, alors que d’après mon expérience, un vélo ne gêne pas beaucoup plus la circulation des voyageurs sur une plateforme à vélo avec le vélo en dehors de ce fameux coin que sur les autres plateformes d’extrémités de voiture non voisines d’une cabine conducteur (qui sur les MI09 sont bien spacieuses) ?
    – il m’est arrivé plusieurs fois, dont une en 2017, que des agents de contrôle me disent (mais sans me verbaliser) que j’aurai dû monter avec mon vélo en extrémité de rame, alors que j’étais sur une plateforme signalée par un logo ; est-ce que les consignes qu’ils ont dateraient de l’ère des MS61 et MI84 ?

    Des marques dans les quais pour ces plateformes à vélo (ainsi que les queues et têtes de train court) associées à un signalement de place réservée au vélo à bord – sauf usage du strapontin par des personnes âgées, invalides et femmes enceintes avec une priorité supérieure au vélo, pour lesquelles la signalétique existe déjà – apporteraient une solution. Une solution même plus simple serait la tolérance des vélos dans les plateformes d’extrémité de voiture qui ne jouxtent pas une cabine conducteur.

    Malgré ces objections détaillées, je dois avouer ne jamais avoir eu de problèmes sérieux avec mon vélo à bord, seulement quelques gênes occasionnelles pour descendre lorsque des gens font barrage sur le quai tout le long de la porte du train, tels les gens à tête d’éléphant qui figuraient dans une campagne d’affichage sur le civisme dans les transports

    • Sophie

      Bonjour Cyclomane,

      Merci pour ce retour d’expérience!

      Pour ce qui est des horaire, je suis désolée mais j’ai vérifié moi aussi et en bas de page les horaires précisés pour le RER sont identiques à 30 minutes près. En réalité, les horaires d’interdiction se terminent à 9h30 pour la SNCF et à 9h00 côté RATP, donc pour vous éviter tout souci, j’ai indiqué le créneau le plus long dans mon article.

      Concernant la localisation des plateformes vélos, les rames que j’ai mentionnées sont bien celles dans lesquelles, règlementairement, vous pouvez prendre votre vélo avec vous dans le train.

      En revanche, pour ce qui est des stickers, du marquage au sol et des autres remarques que vous me faites remonter, je vais transmettre tout cela aux équipes concernées qui étudieront dans quelle mesure il est possible de faciliter/améliorer/simplifier tout cela!

      Bien à vous,

      Sophie